Départ officiel du Vanuatu le 31 octobre, arrivée à Nouméa le 13 novembre : non, il ne nous faut pas 2 semaines pour faire 400 milles, c’est juste qu’on traine encore un peu au Vanuatu et qu’on savoure nos derniers moments de voyage. Journée mémorable en compagnie de Jayden, avec qui Lucas devient rapidement copain. Ce petit Vanuatais de 10 ans nous impressionne par son agilité et sa débrouillardise : le long du chemin, il grimpe partout pour nous cueillir tamarins, mangues, citrons. Il manie la machette ou le couteau avec une dextérité surprenante - bien mieux que nous ! Découpage de coco verte, ou fabrication de jouets : de simples branches deviennent des flèches empennelées qu’il fiche à 10m de haut sur le tronc des arbres… alors que nos tirs atterrissent lamentablement au sol à 1,5m de nous, après une trajectoire pitoyable en forme de cloche.
La météo, qui ne semble jamais vouloir être favorable, nous contraint à traverser jusqu’à Lifou seulement, une des iles Loyauté à l’Est de la Grande Terre calédonienne. Un supplément gratuit de blue lagoon dans la magnifique baie de Luengoni, où l’on en profite aussi pour faire des conserves de la grosse bonite qu’on a pêchée (c’est pas dans le port de Nouméa qu’on attrapera du poisson ; à nous en revanche de ne pas se faire croquer par les requins). Encore un saut de puce à l’ile de Maré, puis cap sur la passe Havannah, porte d’entrée Sud-Est de l’immense lagon calédonien. En pleine nuit, le captain entend un « mayday »… c’est l’appel de détresse d’un voilier qui naviguait 7 milles devant nous, échoué sur le récif… nous récupérons l’équipage à notre bord, tout le monde arrive sain et sauf à Nouméa. Quel courage de tenir bon quand on a matériellement tout perdu !
Avec l’arrivée dans La Ville, on quitte sans transition notre mode croisière-pépère. 1ère mission, trouver un endroit où crécher, car poser son ancre quelque part proche des commodités n’est pas si simple vu la densité de bateaux. Même pour débarquer en annexe il y a des listes d’attente… en discutant à droite à gauche, avec l’entraide des voileux, on dégotte un corps mort.
2 jours après, on a un compte bancaire local, un forfait de téléphone, Lucas est inscrit à l’école (il faudra encore récupérer son uniforme), Lili a 2 entretiens d’embauche planifiés. On retrouve avec joie les copains qui habitent à terre autour d’apéros de circonstance. JC, qui nous avait aidé à vendre notre précédent bateau sur place, rappelle ce que Pef avait dit il y a 8 ans : « on reviendra, sur 2 coques et en famille ». Le 1er jour d’école (ça fait 8 mois qu'il n'y est plus allé), Lucas s’accroche aux jambes de sa maman en hurlant et suppliant « ne m’oblige paaas !! », mais dès le lendemain il y retourne avec entrain.
2 semaines plus tard, Lili signe un CDD, yes ! Il s’agit de gérer une biofabrique, qui produit des insectes type coccinelles pour les distribuer aux agriculteurs, afin qu’elles mangent leurs pucerons -grosso modo.
Entre temps, on explore rapidement les environs proches, Dumbéa avec les puces (ceux du bateau copain Ambrym) ou les monts Koghi en amoureux. On se délecte de la pléthore d’événements culturels ou de loisirs qu’offre Nouméa : concerts, zoo, aquarium, kite… et comme c’est Noël on peut se rendre tous les jours à pied à la Place des cocotiers profiter d’un spectacle en plein air. C’est mieux que Paris ! J’oublie l’anniversaire des Duyck, 5 ans pour le plus petit : on lui avait promis une pinata (gros ballon en papier maché qu’on fourre de surprises à l’intérieur, et que les enfants doivent casser, armés d’un bâton, les yeux bandés). Il faut bien remettre des couches de papier entre 2 entretiens puisque le timing l’oblige…
Tout le monde est donc en forme (malgré les microbes urbains) et content d'adopter un nouveau rythme. Quelques images de nos 1ers pas calédoniens sont dans l’onglet des photos. Ne nous écrivez plus sur l’iridium, on le remise, mais mails et whatsapp fonctionnent (+33768053199), et même le courrier : DUYCK/FABRY, BP 2960, 98846 Nouméa cedex. A soon !
Tout le monde est donc en forme (malgré les microbes urbains) et content d'adopter un nouveau rythme. Quelques images de nos 1ers pas calédoniens sont dans l’onglet des photos. Ne nous écrivez plus sur l’iridium, on le remise, mais mails et whatsapp fonctionnent (+33768053199), et même le courrier : DUYCK/FABRY, BP 2960, 98846 Nouméa cedex. A soon !





















































