Nous voilà de retour sur Vanille, à Mopelia ! mais c'est où ?
Que de choses à raconter depuis notre retour en France. Un super séjour métropolitain auprès des familles entre les fiefs de Toulon et Dunkerque, la découverte des belles régions que sont l'Auvergne et le Vercors, les randos des beaux jours, l'escalade avec les copains ou en amoureux, les bons petits plats de nos régions, etc.
Le retour à Tahiti est synonyme de boulot, car on retrouve Vanille vert et poussiéreux d'être resté à la marina de Taravao, un des endroits les plus pluvieux de l'ile. De plus, on rapporte dans nos valises une nouvelle voile (spi de 115m2), et toutes sortes de pièces pour le bateau : pompe à eau, joints, filtres, impeller pour les moteurs diesel, barbotin pour le guindeau, poulies et autres flat line… Après une semaine de bricolage, nous sommes prêts à repartir ; non pas vers l'Est et les Marquises comme on l'avait imaginé (Lili y avait une piste boulot, qui n'a pas abouti), mais vers l'Ouest, direction Nouvelle Calédonie ou Australie. C'est donc avec le cœur un peu serré qu'on quitte Tahiti et les copains (à terre et de bateau), mais on reviendra, et cette perspective nous rend à notre joie.
1ère navigation mouvementée vers Huahine : de la houle mais pas de vent pour commencer, on se fait bien balloter, puis 30 nœuds et une mer assez grosse a la fin. Résultat, un chariot de latte de grand-voile dégage de son rail et toutes les billes qui lui permettent de bien coulisser partent à la flotte. Dommage, on venait juste de racheter des billes mais pas assez… heureusement notre ange gardien Jojo parvient à nous en faire parvenir à Raiatea, et on dégotte un nouveau rail grâce à l'amabilité des boites de location de cata.
On profite du Heiva dans les iles (grandes festivités de juillet, où les danses polynésiennes sont à l'honneur), avec notamment le festival Taputapuatea qui reçoit des délégations de Nouvelle Calédonie, Hawaii, Rapa Nui (ile de Pâques). Ces derniers font fureur avec leurs costumes minimalistes en plume et leurs rythmes et gestes percutants. Des spectacles qui ravissent les yeux et les oreilles, avec une proximité de la scène qui permet de goûter chaque petit détail. Même à Bora-Bora l'ambiance est familiale –quoi que les représentations soient hyper pro -, on parvient à se glisser au plus près des danseurs, simplement assis sur le sable. Costumes végétaux travaillés à la perfection, odeur enivrante des fleurs, corps luisants, rythme entrainant des percussions, chorégraphies gracieuses ou effrénées, pieds nus qui martèlent le sol se déplacent allègrement sur les pointes, chœur où les voix se donnent à pleins poumons, art déclamatoire de
l'orateur qui raconte une légende… une très belle expression de la culture polynésienne.
Dernier Heiva à Maupiti, où au sein de la famille de Vainui rencontrée lors de notre précédent séjour dans l'ile, on assiste aux derniers préparatifs des costumes. Des heures sont passées à aller sur le motu récolter tel élément du cocotier (pédoncule floral, nervure principale, palmes qui seront tressées de mille savantes façons), écorcer le purau et tremper ses fibres dans l'eau de mer pendant 2 semaines avant de réaliser les pagnes (more), récolter fleurs, feuilles, graines, coquillages ou nacres, et les assembler en de magnifiques parures… d'un jour !
Suite des réjouissances très bientôt avec notre fantastique virée à Mopelia. On est déconnecté pour plusieurs semaines (seul le téléphone satellite fonctionne), il faudra patienter pour les photos ; mais celles de Ahé en avril ont été mises en ligne dans l'onglet. On guette la météo pour la prochaine escale à Suwarov dans les iles Cook, puis Samoa, Wallis, Vanuatu, et Nouvelle-Calédonie dans les 3-4 mois à venir.





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