Qui aurait parié qu’un jour Vanille irait à Wallis, dernier territoire ultramarin perdu on ne sait même pas où ? Pas nous, mais puisqu’il y a 7 ans nous avions traversé ce bout de Pacifique par la route Sud (Palmerston aux Cook, Niue, Tonga), Wallis méritait bien un petit crochet dans le circuit Nord (Suwarow manqué aux Cook, Samoa, Wallis donc et Fidji).
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| Lagon de Wallis- Photo du drone de Libertaire |
Un très beau lagon pour moins de 10000 âmes, qui reçoit chaque année… 70 visiteurs, voiliers inclus. Par une chouette coincidence de timing, nous retrouvons l’espace d’une journée toutes les familles des copains de bateau Libertaire, Ambrym, Mektoub : avec Vanille cela fait 16 personnes soit plus du 1/5e de l’effectif annuel moyen. Nous fêtons dignement ces retrouvailles autour d’un barbec où s’entassent les poissons du lagon. Comme ce sont les vacances scolaires, on envoie les puces au stage du club de voile ; on profite du kite et des virées en kayak à l’étonnant trou bleu, tombant circulaire au milieu du lagon bordé de très belles structures coralliennes. Nous explorons sommairement l’ile, en stop ou gentiment guidés par Pierre, un papalani (blanc métropolitain) qui partage avec nous sa vision et son expérience de ce territoire surprenant et contrasté. Le pouvoir à Wallis est en effet partagé entre le roi (tête de la chefferie coutumière), l'église catholique (qui a en charge toute l’éducation du niveau primaire) et l'État français (représenté par un préfet).
Nous passerons au large de Futuna sans pouvoir s’y arrêter, le mouillage étant trop mauvais au regard de la météo. Après 3 jours et 3 nuits de nav, de conserve avec Libertaire, nous touchons Savusavu aux Fidji. Ambiance sympa et douceur de vivre dans cette petite bourgade de 4000 habitants, où il y a une grande proportion de Fidjiens d’origine indienne. L’un d’eux nous demande d’où nous sommes. « La France ? Est-ce que c’est à côté de la Chine ? » D’un autre côté, les Fidjiens autochtones (mélanésiens), au taquet en matière de rugby, connaissent Toulon pour le RCT (ce qui n’empêche pas que Toulon puisse être à côté de Pékin).
Semaine tout confort puisque nous sommes amarrés à la bouée du yacht club avec douche chaude (assez extra-ordinaire pour être mentionné), 3G comme jamais, et que d’un saut les gourmands que vous avez reconnus peuvent aller chercher des glaces au magasin, des curry savoureux au coin de la rue et des roti (crêpes indiennes) au marché, où s’étalent fruits et légumes colorés. Nous ne manquons pas d’y faire notre provision de racines de kava (plante aux effets anesthésiants, légèrement euphorisants), sésame pour réaliser le sevusevu (la coutume) dans les villages fidjiens traditionnels que nous comptons visiter. L'album Savusavu est en ligne !




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