samedi 31 mars 2018

Terre, terre : Pitcairn !

Après 18 jours de mer et 2788 milles parcourus, nous avons finalement touché Pitcairn... la météo a changé d'avis et nous aussi. Nous sommes donc ancrés dans la fameuse Bounty bay. Que c'est bon de mettre le pied à terre sur cette île si verte et si luxuriante ! Lucas décrète assez rapidement "je veux rester ici très très longtemps". Ce sera plutôt quelques jours le temps que le vent tourne, et il nous restera 280 milles pour rallier les Gambier.

mardi 27 mars 2018

Wanted : tradewinds !

Oui : recherchons (désespérément) alizés établis.
16ème jour de mer, 2500 milles parcourus (4500 km). Depuis plus d'une semaine, alors qu'on était soulagé d'avoir traversé sans encombres la zone de convergence sans vent au Sud des Galapagos, et qu'en termes de vitesse, ça bombardait pas mal, nous sommes chaque jour, plusieurs fois par jour, confrontés à cette question : combien de toile faut-il porter ? 0, 1, 2 ou 3 ris dans la grand voile ?

Typiquement, s'il y a 18 nœuds de vent, on est confortable avec 2 ris, on avance bien tout en ayant de la marge pour encaisser un grain ou une survente. Et croyions-nous, en traversée sous les tropiques, les vents étant supposés réguliers, on peut ne pas toucher aux voiles pendant plusieurs jours ! Mais nous ça donne plutôt ça (peut-être est-ce dû au fait qu'on soit tôt en saison ?) : 18 nœuds (2 ris), grain à 25 noeuds (ça passe), molle à 12 nœuds (il faudrait envoyer toute la toile car on se traine), grain à 38 nœuds (c'est chaud !!)… bref on essuie grain sur grain et comme on préfère jouer la sécurité dans ces parages parmi les plus isolés du monde –on n'a pas croisé un seul bateau depuis le départ des Galapagos- on se retrouve à faire des manœuvres 5 fois par jour, ce qui ne nous empêche pas d'être sous-toilés en permanence.

Remonter le chariot d'écoute de grand voile, affaler la grand voile et reprendre la bosse de ris en même temps (au vent arrière ça évite que la voile ne s'écrase trop contre les haubans), crocheter le point d'amure en pied de mât, étarquer la bosse de ris en choquant de l'écoute de GV au besoin, ramasser tous les bouts qui trainent… jusqu'à la fois suivante. Le Captain est fatigué de se faire tremper T-shirt et caleçon à chaque averse ; la parade est vite trouvée : à poil sous le ciré !

Décision qu'on a prise il y a quelques jours : ne plus se diriger vers l'ile de Pitcairn mais faire cap sur les Gambier directement. On aurait trop aimé accoster sur ce petit caillou mythique, où vivent les descendants des mutinés du Bounty (lire sur cette histoire incroyable mais vraie le chouette roman de Robert Merle, L'ile). Cependant le mouillage n'est pas commode du tout ; « Basically anchor where you can if you can » « Facilities for yachts or any other boats are essentially zero » préviennent les guides nautiques. Et la météo est trop incertaine. Ce sera pour une autre fois !

En plus de ça, rien ne mord plus à nos traines malgré le déploiement de nos plus beaux leurres. Heureusement, on n'en est pas encore au stade de la chanson « au bout de 5 à 6 semaines –date de notre dernier passage dans un supermarché- les vivres vinrent à manquer ohé ohé matelot ». La houle étant clémente (< 3m et surtout de période longue), on cuisine lasagnes, shop suey, galettes bretonnes, gratin de giraumon (potiron) aux olives noires, tarte aux poivrons, crêpes au jambon (spécialité de Duyck), ça occupe pas mal. Ajoutons un peu de coloriage, de pâte à modeler, une histoire, un puzzle, du découpage-collage, des Lego, des siestes pour les parents, la journée se remplit vite.

Allez, les Gambier sont à moins de 500 milles, peut-être arriverons-nous à temps pour Pâques. De la pétole est prévue mais on a encore les pleins de gasoil, n'ayant fait qu'une journée de moteur pour nous extraire des Galapagos (+ un peu pour recharger les batteries). On continue à batailler pour faire avancer le bateau, jusqu'à présent 6,6 nœuds de moyenne.

Hasta luego ! (ou comme dit Lucas, hasta Lego)
Notre position le 28 mars à 1h20 UTC : 21°14 Sud, 126°28 Ouest

lundi 19 mars 2018

La mer et les 5 sens

Coucou,
Nous sommes depuis 7 jours au même endroit : sur notre bateau, au large, mais nous avons quand même avancé de 1130 milles depuis les Galapagos. Position 11°35 Sud, 106°16 Ouest à 15h30 UTC le 19/3. Aujourd'hui, petite escapade thématique pour partager un peu avec vous nos ressentis en grande traversée.

La vue : quoi de plus égal et toujours changeant que la mer éternelle et ses lames immuables ? de plus tragique lorsque le soleil disparait sous l'horizon en lançant son dernier feu, et de plus rassérénant quand le petit jour dilue l'encre de la nuit de ses couleurs pastel ? Les étoiles et l'insondable voie lactée, les nuages qui tantôt cachent des animaux fantastiques, tantôt annoncent que le vent va forcir, un horizon jamais vraiment droit, voilà qui achève de planter le décor.

Le toucher : en mer, le corps n'est jamais au repos mais suit, subit, compense ou anticipe les mouvements du bateau. Lors des manœuvres, le vieil adage des marins est de rigueur, « une main pour soi, une main pour le bateau ». Ces mains qui choquent une écoute, reprennent du chariot, hissent ou affalent un bout de grand voile ; remontent une traine, vident le poisson ou en prélèvent directement les filets. Et, nouveauté de cette traversée, les mains qui malaxent et créent des otaries, des crocodiles, des poissons… en pâte à modeler bien sûr !

L'ouïe : chhhh… vous entendez le chuintement des coques qui fendent l'eau, le bruit du sillage qui sans cesse nous poursuit ? Ca, c'est valable jusqu'à un vent de force 2 ou 3 et une mer tranquille. Ensuite, ça relève du tintamarre plus ou moins joyeux : bam les vagues qui nous prennent sur le travers, paf celles qui par-dessous, éclatent et résonnent entre les 2 coques, vrrr celles qui s'amassent à l'arrière et nous emportent dans un surf ; griiic une poulie qui grince, toc…toc… un objet mesquin qui n'a pas été bien calé, chlak les lignes de vie qui tapent sur les flancs, vzzzZZZ le bruit de l'hélice du moteur entrainée par la vitesse du bateau (la combinaison de tout ça étant souvent fatale pour le sommeil du bienheureux, du moins les 1ers jours). Pour s'affranchir un peu de ces bruits de fond, rien de mieux que les podcast des émissions de France Inter qui nous accompagnent lors des veilles la nuit – entrecoupés de « driiing »,
la
minuterie qui rappelle qu'¼ d'heure est écoulé et qu'il faut refaire un tour d'horizon ou ajuster le cap.

L'odorat : le vent du large, l'air pur, les embruns ont-ils une odeur ? Elle est certainement masquée dehors par celle des filets de poisson qui sèchent, et souvent, à l'intérieur, par le bon petit plat ou, plus rare, le gourmand dessert qui se prépare…

Le goût : last but not least pour les bons vivants que nous sommes ! La seconde, en charge de l'avitaillement, a fait son possible pour qu'on puisse cuisiner en bateau… encore mieux qu'à la maison, car nous disposons à bord d'un ingrédient qui vaut de l'or : le temps ! Avant même d'allumer les fourneaux, ça fait 3 semaines depuis le départ de Panama qu'il a fallu abattre le stock de fruits, et quasiment rien ne s'est perdu. Et, signe qu'on est bien en long voyage, on s'est mis à faire quelques conserves : brandade, confiture papaye-ananas-fruit de la passion. Le pain maison est bien entendu de mise (il faut juste calculer pour que la fin de la cuisson ne coïncide pas avec le goûter, auquel cas, bien chaud et avec un peu de beurre = durée de vie nulle et on est bon pour recommencer une fournée).

Il y a ensuite le plaisir d'accommoder la pêche du jour, très favorable ces derniers temps car quand on n'a plus de poisson au frigo, il suffit de mettre la traine, et hop on en chope. On a ressorti le bon vieux mi cuit de thon mariné gingembre/miel/sauce soja, grillé en croûte de sésame, réitéré la version « pané » pour le plus grand plaisir de Lucas, qui n'apprécie pas encore le thon cru, mais raffole de l'immanquable curry/lait de coco. L'avantage de cette dernière version est qu'on en profite pour se concocter vite fait un blanc manger coco agrémenté de zeste de citron vert (classique des Antilles), avec un shlouk de rhum –les seules gouttes d'alcool qui nous font plaisir en traversée.

Parlons maintenant de la botte secrète de Vanille pour la préparation du thon, puisque le sujet est si cher à nos estomacs : la recette du thon vindaye, qui est une pure tuerie culinaire, et une vraie torture car on la réalise bien avant l'heure du repas !! Lili avait rapporté dans ses bagages des sachets d'épices à Vindaye de l'ile Maurice mais ceux que ça tente peuvent certainement trouver ça dans des magasins chinois. C'est donc du thon mariné avec oignon et ail dans du vinaigre, et un mélange de curcuma, fenugrec, gingembre, piment et graines de moutarde (= vindaye). Il en ressort un goût inimitable de sucré avec une pointe d'acidité, mélange subtil de saveurs créoles et indiennes, c'est vraiment fameux.

Concluons par le 6ème sens, le plus important de tous, le sens du voyage évidemment ! Partir à la découverte de nouveaux espaces, de façons différentes de les habiter, laisser en chemin un peu de routine et de superflu pour aller à la rencontre des autres et de soi-même…

Ah oui, voici le lien des photos des Perlas : https://photos.app.goo.gl/5ZqsmSjR9PSPRazZ2
A très bientôt !



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Envoyé de mon appareil Android avec K-9 Mail. Veuillez excuser ma brièveté.

mercredi 14 mars 2018

Les Galapagos au culot

Nous avons parcouru un peu plus de 1000 milles depuis Isla del Rey aux Perlas jusqu'à Isabela, l'ile habitée la plus grande, la moins peuplée et la plus à l'Est des Galapagos. Le Captain a grave assuré dans le choix de la fenêtre météo, et dans l'itinéraire emprunté : Sud tout d'abord, on a rangé l'ile de Malpelo à tribord en passant bien au large, puis de l'ouest-sud-ouest, et enfin cap au 230 qui nous amène devant San Cristobal en 6 jours. On arrive ainsi aux portes des Galapagos sans avoir allumé le moteur (hormis les 2 1ères heures pour sortir des Perlas), nos batteries ayant au passage tenu le coup, ce qui est un exploit vu les conditions habituelles de pétole (pas de vent) qu'on trouve dans ces parages-là. On franchit également la ligne de l'équateur, prétexte à une petite cérémonie pour notre moussaillon : déguisé, son gage est de jeter par dessus-bord un calmar échoué sur le pont ou de boire une gorgée d'eau de mer ( il cho
isit le
calmar).

On finit tout de même le périple en cramant du gasoil le 7ème jour pour rallier Isabela ; avançant comme sur un lac, nous avons tout loisir d'observer les paysages à moitié lunaires (roche volcanique noire, nombreux dômes d'anciens volcans) et en même temps verdoyants de ces iles mythiques. Très peu de trace humaine apparente dans ce décor, mais un festival d'animaux marins en tout genre s'offre à nous. On avait eu des fous à pattes rouges venus se reposer sur les chandeliers du bateau pour tenir compagnie au matelot de quart les nuits précédentes, et voilà que toute la journée des dizaines et des dizaines de tortues défilent devant nous, Lucas repère le 1er des otaries qui jouent avec la houle, on avance parmi les raies « sauteuses » (elles bondissent à 1m hors de l'eau et se jettent pour faisant un gros splash, pour se débarasser de parasites). Génial, mais ce serait vraiment dommage de se faire envoyer bouler en rentrant au port d'Isabela
…

Car y'a très peu de chance (pour ne pas dire aucune) qu'on puisse y débarquer, n'ayant pas fait les démarches nécessaires (et très coûteuses), mais on veut quand même tenter ca, aller voir Isabela, l'ile la plus sauvage et la plus roots - mais qui n'a pas de port d'entrée pour les voiliers.

Samedi 10 mars 15h. Aussitôt mouillés, Pef enfile son unique chemise qui fait bon genre pour les formalités (faut juste pas regarder par terre, nous sommes en tongs), direction la capitainerie. 1ère question : « Avez-vous un autografo ? ». Même les non-hispanophones comprennent que c'est un papier vraisemblablement bourré de signatures et de tampons.
« No…
-Hum. Hay un problema ». Le gus va chercher son chef.
Y'a juste pas moyen, on est dans un endroit classé au patrimoine mondial de l'Unesco, c'est pas possible de se pointer comme ça, (vous vous êtes cru chez mémé ou quoi ? non, il a pas dit ça), ou bien il faut 5 à 8000$ (au lieu de 2000 si on fait les choses à l'avance). Donc, on vous accorde HUIT HEURES d'escale et vous devrez repartir. »
Oh zut, on peut vraiment pas gratter… ? Non, on leur pose vraiment problème, ils sont sympa et voudraient bien rallonger un peu le délai mais ça rigole pas avec le règlement, surtout qu'il y'a des webcam de partout braquées sur le mouillage, reliées aux autres iles où se trouvent les centres administratifs. Un peu déçus, on retourne au bateau accompagnés de 2 gardes côtes qui vont néanmoins inspecter le bateau. Pendant qu'un des officiers fait le tour, le chef passe des coups de fils… moment d'hésitation, en fait il est en train d'appeler ses potes de tous les services concernés : immigration, douanes, parc national, quarantaine et tutti quanti, pour plaider notre cause et faire une petite entorse à la loi.

C'est gagné, on peut rester jusqu'à lundi matin, ça fait 2 nuits complètes qui ne sont pas de refus ! Le brave homme a eu bien pitié de nous, d'autant plus que Lucas a été adorable dans son rôle de petit puce parfait (Hola, muchas gLacias, adios !). De retour au village dans le 4x4 des gardes côtes, ne voilà pas qu'ils nous arrêtent à la laverie pour y déposer notre linge sale, ici tel pote ouvre son magasin avec les fruits et légumes les plus frais qu'on puisse trouver dans l'ile, la boulangerie est là, etc etc. Merci à ce Yohan bon samaritain !

On dispose donc d'un peu de répit pour s'en mettre plein les yeux avec la faune environnante. C'est une joie de faire découvrir ça à notre petit loup de mer de 3 ans, qui repartira avec des images plein la tête : otaries et iguanes en pagaille, big tortues terrestres, oiseaux en tout genre. Au mouillage on n'est pas en reste, petits requins pointe noire, bancs de raies jaunes, raie manta nous tournent autour, et pour le fun une otarie vient squatter notre jupe. Dans le genre, cf notre expérience mémorable au 1er voyage, « comment et pourquoi nous adorons les otaries » sur l'ex-blog http://lesaventuresdejotys.blogspot.com, rubrique d'avril 2012.

Ravis et reconnaissants pour cet accueil avec un avant-goût de Polynésie, nous remettons en route lundi 12 mars grand matin pour les 2700 milles qui nous séparent des Gambier. Par 4°33 Sud et 95°08 Ouest à 22h UTC le 14/3, nous filons travers avec un bon vent force 4. Reste 2560 milles à avaler, Gloups !

dimanche 11 mars 2018

Les Galapagos pour 24h !!

Nous voilà aux Galapagos, sur l'île d'Isabela depuis hier, après 7 jours de bonne nav, mais on doit déjà repartir demain matin 6h, cette fois-ci pour 3 semaines sans voir la terre, direction les Gambier. On vous racontera plus en détail nos péripéties et pourquoi une escale si courte, mais là on doit un peu se grouiller d'aller voir les tortues, les iguanes, les fous à pattes bleues et tout ça. Encore une fois méga speed, mais tout va très bien ici sous l'équateur. À très bientôt les amis !

samedi 3 mars 2018

C'est parti pour les grandes traversées

Ca y est on est en mer, partis tous les 3 des Perlas en direction des Galapagos ce matin. Au moins une semaine de navigation nous attend, avec au programme passage de l'équateur et du pot au noir : c'est une zone sans vent +/- étendue, souvent orageuse, à l'interface entre les alizés de l'hémisphère nord et ceux de l'hémisphère sud. La fenêtre météo semblait assez bonne pour appareiller, on a donc fini de préparer le bateau ces derniers jours, et un peu raccourci notre séjour aux Perlas.

Les Perlas, un interlude propice à la préparation des grandes traversées, et une belle porte d'entrée dans le Pacifique : iles désertes et mouillages sauvages, végétation étonnamment tempérée, côtes rocheuses battues par les marées, eau presque froide (21°, dus à l'influence du courant froid de Humboldt) ; seuls les oiseaux viennent troubler la quiétude des lieux, une fois des dauphins au mouillage. La dessous, en effet, ca grouille ! On repère au hasard d'une virée en kayak au nord de l'ile mogo mogo, sur une pointe qui regorge de poissons. On y retourne donc l'aprem avec le matos adéquat, popop en 1/4 d'heure le capt'n a chopé une carangue, un pagre et un "nouveau" poisson (qui n'existe pas côté Atlantique ). Des bancs de poissons perroquets gros comme des palmes, des anges, des demoiselles, se mêlant à des chirurgiens mastocs, les carangues qui tournent dans tous les sens, des raies léopard ou pastenague et même une tortue... tout ce beau monde se
laisse
approcher comme s'il ne savait pas ce que c'était qu'un fusil, ce qui est vraisemblablement le cas. On repère aussi un énooorme baliste pas méfiant pour 2 sous, mais bon, il faut raison garder, il n'entrerait pas dans le four...
Le lendemain, rebelote, bim une carangue, et finalement pef a craqué : BIM le Baliste !!! Vraiment trop gros, il va finir en conserve de brandade celui-là, surtout que notre frigo est plein à craquer de protéines panaméennes en prévision des traversées.

Nous voilà donc encore une fois sous spi, l'ayant déjà pas mal envoyé dans les Perlas pour naviguer entre les iles. Encore merci Jean-Pierre et Mireille pour ce beau cadeau qu'on s'applique à ne pas laisser dormir dans la pointe avant !
Ca nous a permis de décoller ce matin avec un tout petit 5 noeuds de vent, et finalement on l'a maintenu toute la journée avec une bonne brise maniable de 16-17 Noeuds, filant 7 noeuds +.

Côté pêche ça s'annonce pas trop mal : mise en route à 6h40, 10h30 un beau Pagre rouge est pris à la traine, et à 10h50 on remonte un thon de plus de 3 kilos. Sans attendre on en mange un bout cru mariné dans le citron, le reste est mis en filets, salé et on les fera sécher au bon air marin. Photos des pêches à la prochaine escale/ connexion Internet.

On est au large donc fini Whatsapp etc. Désolé pour l'absence de réponse à certains : on a eu une "bonne" connexion (du E quoi) à un moment dans les Perlas -d'ailleurs on a complété l'album photo des San Blas-, puis plus rien jusqu'au départ. En attendant n'hésitez pas à nous renvoyer des sms sur le téléphone sattellite (assez courts car on ne reçoit pas toujours la fin... mais ca fait plaisir de recevoir vos petits mots en mer). Voir onglet ' Textez-nous' sur le blog.

Notre position : 7°31, 79°17