Rapide crochet à l’archipel de Kandavu, Sud Fidji, où nous tombons, au retour d’une visite aux raies manta et d’un PMT, par hasard sur une équipe de locaux qui nettoient les plages d’une ile inhabitée… encadrés par des Français, qui supervisent l’installation du « décor » de l’émission N°1 de la télé française, j’ai cité Koh Lanta ! « Il faut que ça ait l’air sauvage, mais clean ! » (quitte à camoufler les coups de machette).
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| La plage du futur Koh Lanta |
Nous réalisons les formalités de sortie du territoire à la capitale Suva ; nous y rencontrons des potes de potes, Julien, Sarah & family, sympa et inédit à l’autre bout de la terre. Et c’est parti pour traverser vers le Vanuatu, malgré une météo contrastée : les deux 1ers jours à se trainer difficilement à 3-4 nœuds (l’occasion de sortir notre spi réparé, sans grand voile), et les deux derniers à enquiller 400 milles en 24h (25 nœuds +, une grosse houle, plutôt sportif donc).
Nous posons la pioche dans la zone de quarantaine de Port Vila vendredi soir à 16h. Les bureaux de l’administration, à l’autre bout de la baie, ferment à 17h… vite, ce serait bête de payer l’overtime (des sous supplémentaires si les horaires de bureau sont dépassés) ou de rester coincés au bateau jusqu’au lundi. On sort dare dare le moteur hors bord du coffre où il est rangé, on descend l’annexe, on attrape les passeports : 16h30 on entre aux customs (douanes), 16h45 à l’immigration, 17h on ressort de la quarantaine… ric rac, mais ça passe !
La capitale du Vanuatu est charmante et à notre grande surprise, beaucoup d’habitants sont encore francophones. L’ex- condominium des Nouvelles Hébrides était en effet géré conjointement par les puissances coloniales françaises et anglaises jusqu’à l’indépendance en 1980. Nous sommes néanmoins pressés d’explorer le côté ‘roots’ du Vanuatu et cinglons rapidement vers les autres iles, en commençant par Epi. A Lamen bay, Lucas savoure une nouvelle fois les joies de l’exploration sous marine : en 40 min, il observe un dugong (ou ‘vache des mers’, une sorte de dauphin moche qui broute dans les herbiers), 4 tortues, un barracuda de 2m et plein de Némo (poissons clown) qui évoluent près de leurs anémones.
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| Mahi Mahi pêché en traversée |
Les villages où nous nous rendons (Revolieu, Lutèce aux Maskelyn, Lamap à Malekula) sont très simples et bien tenus, la plupart des huttes 100% végétales, certaines renforcées avec des tôles (seule l’église est en dur). Les habitants sont tout sourires, et toujours une ribambelle de gamins accoure à notre vue. On nous offre spontanément papayes, cocos… un peu comme aux Marquises, mais avec les tomates et les poivrons en prime !
Vers les 17h, c’est la préparation du kava dans les nakamal (huttes-bar). Les racines fraiches sont coupées en dés, broyées et malaxées dans de l’eau. Le jus, à l’alléchante apparence de la boue, est ensuite filtré, et bu obligatoirement cul sec –mieux vaut en effet ne pas trop réfléchir. Rien à voir avec le kava réalisé à partir de poudre déshydratée, en mode frais le goût de poivre est très prononcé, l’effet anesthésiant sur la langue immanquable, et une double dose bue d’un trait par Lili lui fait l’effet d’un double ti punch (la tête tourne sacrément).
Voilà pour nos pérégrinations, mais il reste tant d’iles à découvrir et les jours s’écoulent inexorablement, nous rapprochant de la saison cyclonique et de la fin des navigations ! Les 1ères photos vous attendent dans l'onglet. Et merci aux fidèles écriveurs de texto iridium :)



