samedi 13 janvier 2018

Les Vanille font la fête aux San Blas



Nous vous souhaitons une très belle année 2018 : paix, joie et amour dans vos chez-vous !


Nous voilà donc enfin calés dans notre terrain de chasse (sous-marine) préféré : les San Blas.

Le début du séjour n’est pas vraiment de tout repos : le lendemain de notre arrivée sur Holandes Cay Ouest, on file sur Isla Verde chercher Maylis et Marco, notre couple de visiteurs. Aussitôt débarqués de leur lancha (grande barque locale) sur Vanille, on descend l’annexe et c’est PMT* pour tout le monde sur la barrière de corail. BIM, les garçons attrapent un crabe, nickel pour l’apéro (il est de bonne taille mais on est 6 à bord maintenant). Les filles rentrent au bateau à la nage mais ahh grosse frayeur, car maylis voit un croco (je dis bien un croco !!) qui nage parallèlement à nous… on est déjà pas mal à fond mais on prend la tangente et le pouls s’accélère encore un bon coup. Tout le monde rentre cependant entier, ouf. 

Le lendemain 29 décembre, nous qui pensions reporter les formalités d’arrivée à Panama à plus tard, apprenons que si notre brave Xav n’a pas de tampon d’entrée sur son passeport, il encourt la prison (!) ; or il part le 2 janvier, demain c’est samedi les bureaux sont fermés, et il ne faut compter ni sur le 31/12 ni sur le 1/1 pour espérer faire nos papiers ! On relève donc l’ancre darre darre et on met les moteurs pleine balle sur Porvenir. Juste à temps, heureusement ce n’est pas trop compliqué (il n’y a qu’à accepter sans broncher de lâcher pas mal de dollars). On a juste 2 passagers « indésirables » tant qu’on n’a pas fait la paperasse : Marco et Maylis sont donc contraints de rester planqués le (long) temps que durent les formalités. De retour à bord, on les retrouve légèrement desséchés, « On pourrait avoir de l’eau ? » ; on remonte l’ancre illico car coup de stress, la police semble tourner autour du bateau et on n’a pas envie de savoir ce qu’il se passerait s’ils trouvaient les 2 loustics.














Le 31, réveillon français aux Lemon Cays, nous recevons à notre bord –privilège d’avoir un énooorme cata- nos potes d’il y a 6 ans qui sont sur Vanille ( ! Tom et Nadine) et leurs copains sur Mailys (Bernard et Marianne). On s’y perd avec 2 bateaux Vanille, un Mailys et une Maylis. Assez génial, on prépare des rouleaux de printemps et on fournit le rhum vieux martiniquais (on descend quasiment un cubi de 2L) ; nos invités s’occupent du reste : petits apéros qui vont bien, « filete de rey », un filet de bœuf qu’on coupe à la fourchette (luxe ultime, perdus ici !) avec une belle salade, et en dessert une tarte citron -coco à tomber par terre et des truffes maison (luxe aussi puisque le beurre est une denrée introuvable, comme presque tout d’ailleurs). Les invitées font la vaisselle en un tournemain, si vite qu’on n’a (hélas) pas le temps d’intervenir. Nous passons une partie de la soirée à parler de bonne bouffe, comme il se doit, et écouter ou raconter des histoires de bateau entre 2 rhums.

Les San Blas ont pas mal changé depuis 6 ans, on croise plein de bateaux charter, et les Kunas passent davantage sur les bateaux pour proposer les fruits de leur pêche ; ce qui nous arrange bien le temps de se rôder sur la chasse sous-marine. On achète quelques langoustes, des thazards et un poulpe bien dodu (miam à la cocotte avec oignon ail huile d’olive, tomates et vin blanc). Oui j’ai bien dit on achète, ah ma bonne dame il est loin le temps où on avait troqué un pot de café soluble 1er prix contre 3-4 langoustes… mais il faudra retenter, peut être que nos bols Ikea intéresseront un Kuna sur un ilot plus isolé.

Au travail moussaillon, 6 ti punch, et que ça saute !
Les retrouvailles avec Vanille (pas nous mais l’autre bateau homonyme) sont évidemment fort sympathiques mais aussi fichtrement utiles : ils nous servent de boutique (cartes de téléphone) /quincaillerie (matos de pêche) /guide de croisière (bons mouillages et spots de pêche) / dive shop (prêt de combi pour Marco) /réparateur (diagnostic et bricolage de fortune sur l’hélice de notre moteur hors bord), etc.
Ascanio nous ouvre une "pipa"
La partie peut commencer ! 1ère étape, l’habillement du chasseur : combinaison de plongée, PMT*, tong Vanille-style attachée sur le torse pour recharger le fusil sans abimer la combi, ceinture de plomb, fusil avec sandows (c’est mieux, merci Vanille), bouée pour être visible et accrocher les poissons. 2ème étape, repérage : soit par l’un des mousses-rabatteurs qui dégote une langouste ou un truc à nageoire intéressant, soit par le chasseur-capitaine en chef directement. Troisièmement, Bim bam boum et enfin, préparation/cuisson. Au tableau de chasse actuel, 3 langoustes, 1 crabe, 3 pagres, 1 carangue, 1 bourse, 6 perroquets (poissons-perroquets, précision pour les terriens). 

A bientôt pour la recette du ceviche de perroquet, on s’est inventé une bonne petite façon d’accomoder ce poisson qu’il est préférable de manger cru.

Il y a d'autres photos dans l'onglet idoine ; et le lien pour les sms a été corrigé, pardon on vous redirigeait sur la mauvaise page !

*PMT = Palmes Masques Tuba