lundi 9 novembre 2020

Nouméa, 1 an après …

Salut les copains ! Oui, déjà 1 an que Vanille et son équipage arrivaient en Nouvelle-Calédonie… on va tenter de résumer les principaux faits marquants, et songer ensuite à clore ce blog !

Début 2020, Lili et Lucas prennent rapidement un nouveau rythme à terre. Boulot enthousiasmant pour l’une, qui se voit changer de secteur et chargée de créer un observatoire des pêches côtières, et rentrée des classes en Grande section pour le puce -l’année scolaire ici est décalée de 6 mois par rapport à la métropole. De son coté, Pef gère toute la logistique de l’installation : bouée au mouillage pour Vanille, bagnole, assurance, compte en banque local ; la routine de tous les jours : courses, trajets annexe, activités de Lucas (natation 3 fois/ semaine, éveil musique & danse) ; sans oublier ses propres loisirs (escalade, apnée, course de montage, avec inscription à l’ultra trail de Nouvelle calédonie pour se motiver).


En cette saison chaude, chaque WE ou presque est mis à profit pour larguer les amarres et explorer les ilots alentours qui parsèment le lagon : Signal, La Reynière, Maitre, Goéland, Amédée. La vigilance est tout de même de mise car on n’est pas à l’abri d’un cyclone : nous essuyons Gretel sans dégâts, ce qui n’est pas le cas des 16 bateaux jetés à la côte que l’on peut dénombrer le lendemain de cette mémorable nuit blanche.

Le Covid fait planer sa menace en avril, mais paradoxalement c’est l’occasion pour nous de renouer avec notre vie de Robinson. La navigation dans le lagon est certes interdite, mais on s’éclipse de Nouméa un soir, tous feux éteints (et AIS débranché, genre on est trop des pirates) pour se rendre dans la petite baie sauvage de Uié et y passer peinards le début de nos 4 semaines de confinement. Une 2ème alerte cyclonique nous autorise peu après à naviguer pour rallier l’abri de notre choix, on élit donc la magnifique baie de Prony avec l’ilot Casy pour nous tous seuls, puis la baie du Carénage où l’on retrouve les copains du bateau Ambrym. Gestes barrières obligent, pas d’apéro au programme. Mis à part cette restriction, c’est en revanche open rando, balades en kayak et bains dans les rivières de notre grand terrain de jeu désert… avec en prime de la 4G qui dépote pour que Lili puisse télétravailler !


Puis la vie normale reprend son cours. Les liaisons aériennes sont ‘juste’ coupées (et ça fait 8 mois que ça dure), les frontières fermées, le Caillou est isolé du reste du monde mais… indemne de covid. Prisonniers dans notre paradis, allons l’explorer ! On découvre Le super spot d’escalade de l’ile à Koumac, qui nous rappelle la grimpe en Asie mais a comme inconvénient majeur d’être à 6h de route de Nouméa. Légèrement monomaniaques, on retourne à ces belles falaises de Koumac 3 fois, en mode camping, ça nous change du bateau. Cependant il va falloir se satisfaire d’activités plus casanières pendant un moment ; en effet, un 2ème moussaillon est en route, attendu pour janvier 2021 !

On s’octroie tout de même une semaine de vacances en juillet 2020 à la toute belle ile des Pins ; les 1ers congés payés de Lili depuis… un bail ! Une occasion pour Vanille de sortir du lagon, et pour son équipage de (re)découvrir un des petits joyaux du Pacifique. L’ile des pins joue dans la même cour que celle des Tuamotu, des iles de la Société ou des Lau aux Fidji : notre émerveillement est intact devant ces beautés de la nature, avec bien sûr du blue lagoon au rendez-vous. Surtout que, chance (ou plus précisément Covid), nous échappons aux milliers de touristes qui sont habituellement déversés des bateaux de croisière. Les plages, de sable blanc et très fin comme il se doit, ne sont en effet qu’à nous.


Pendant ce temps, notre bonne étoile veille toujours, et pour le Captain, côté boulot (on a bien dit boulot ??!), il y a du changement dans l’air. Sa boite, le Cirad (ou pour les intimes, La Cirade) accepte qu’il mène ses projets de recherche –toujours sur les mouches des fruits- en étant basé à Nouméa, pour au moins 1 an 1/2. Great ! On s’installe ainsi à terre en septembre, oui oui dans un appartement, où un surplus de confort matériel est bienvenu, et d’autant plus pour l’arrivée de bébé. Lucas a un peu de mal à s’habituer au départ : « l’appartement est trop grand », « je ne vois pas Vanille » (malgré la vue mer), « je risque de tomber de mon lit non ? », mais il s’y fait rapidement.


Dès lors il nous faut songer à nous séparer de ce cocon où Lucas a passé la moitié de sa vie, non sans s’appliquer à rassurer le puce : « ne t’inquiète pas, on rachètera un bateau – mais le même papa, alors ? »… Ainsi Vanille est-il à sec pour se refaire une beauté histoire d’être nickel avant sa vente éventuelle. Grand vidage, briquage et lavage, coque à neuf avec copper coat (de l’antifouling mais en mieux), rénovation des boiseries intérieures, changement des saildrive (transmissions moteur –hélice qui traversent la coque : du gros boulot quoi), nouveau lazy bag, etc etc.

Toujours pas de Covid sur le territoire, on goûte la chance qu’on a de n’avoir jamais du porter de masque… mais on pense bien à la famille et au copains qu’on espère revoir dans quelques mois, si les frontières finissent par s’ouvrir ! Des bisous (euh, non…si !)

5 nouveaux albums sont dans l'onglet photos, qui retracent l'année écoulée ; leur intitulé commence par NC 2020.