mardi 17 avril 2018

1ers pas aux Gambier


Le 5 avril voit Vanille arriver dans les eaux de la Polynésie Française, dans l’archipel des Gambier situé au Sud Est de ce territoire vaste comme l’Europe. Dès la passe franchie, protégés par la barrière de corail, les petites difficultés de la traversée sont vite oubliées. On s’en rendra compte un peu plus tard, mais on a probablement pris les bonnes options puisqu’un cata parti le même jour que nous des Galapagos a mis une semaine de plus pour traverser ; et la 1ère chose que nous lance un monocoque arrivant en baie de Rikitea est « On a galéré ».
Vue depuis le point culminant de Mangaréva, le Mont Duff
On prend donc nos premières marques à Rikitea, la « capitale » sur l'ile principale de Mangareva (il y a en tout 1600 habitants) : gendarmerie, mairie, école (Lucas a fait sa rentrée aujourd’hui, génial), église, et chez Jojo où nous retrouvons un ami cher, Internet ! Mais vu le débit faut pas s’enflammer, il a fallu bien compresser les photos 

Mangaréva sous la pluie depuis Akamaru
On part assez vite explorer quelques iles environnantes. D’abord Akamaru, où à peine avoir dit bonjour à n’importe quel des 3-4 habitants rencontrés, on nous offre des pamplemousses magnifiquement charnus et juteux, des citrons parfumés, des bananes par régimes entiers…

Puis à Taravai on fait connaissance de Valérie, Hervé et leur petit Ariki, 6 ans qui sans tarder devient copain avec Lucas. La famille accueille tous les dimanches des yachties, les gens de bateau pour un barbec partagé et aprèm pétanque et bavardage… on recueille un max d’infos auprès de voileux habitués de la Polynésie, et on regagne notre bord avec 2 gros fruits à pain qu’on s’empresse de cuisiner.
Akamaru. Cueillez !
Ayant bougé dans la baie d’à côté, on salue Edouard et Denise, qui viennent de récupérer 2 énormes caisses de chair d’huîtres perlières. En plongeant les mains dans ce bain noir et visqueux, on détache le muscle qui attache le coquillage à sa coquille du reste du « manteau », et il parait que c’est fameux cru, mariné dans le citron et arrosé de lait de coco, tiens donc… « mais allez-y, dépieutez autant que vous voulez et prenez ! –ah ben d’accord ». Verdict : on fait comme on nous a dit, c’est juste délicieux. Un subtil parfum de coquille st jacques, mais la chair est ferme. Avec nos frites de fruit à pain et des concombres qu’on nous a donnés (évidemment), on se dit que ça surpasse tous les restaus du monde !
Taravai
Avec notre retour au monde « connecté » (pas de 3G et un seul avion par semaine), les mails normaux remarchent pour communiquer, du coup ne plus envoyer de sms sur l’iridium, on ne l’utilisera plus avant la prochaine traversée. Notre numéro local : +689 87 31 34 49, et le num WhatsApp quand on a du wifi : +33 768053199. On a même une adresse postale :

PF ou Lucas Duyck / Liliane Fabry
Poste restante AG Rikitea
Voilier Vanille
98755 Rikitea
Polynésie Française

Sachant qu’on reste au moins jusqu’à fin juin et qu’une lettre met 3 semaines à arriver depuis la métropole !
On a mis à jour l’album photo de Pitcairn (ainsi que l’article correspondant, qui précède celui-ci), les autres photos (Galapagos, Transpacifique) devraient arriver rapidement. A très vite !

lundi 16 avril 2018

Pitcairn, l’ile incroyable

C’est les larmes aux yeux que nous quittons Pitcairn, après 4 jours d’une escale inoubliable. C’est une petite ile volcanique perdue aux confins de la Polynésie, de même pas 4km sur 2, aux falaises verticales (pas de baie, pas de mouillage sûr pour les bateaux), ravitaillée par bateau une fois tous les 3 mois. 47 habitants dont 3 enfants… La plupart sont les descendants des mutinés du Bounty qui s’échouèrent volontairement sur ce caillou en 1790 pour se cacher/ se soustraire à la justice anglaise.

Les adultes qu’on a rencontrés ne sont que la 7ème génération... l’épopée de leurs aïeux (d’origine anglaise et tahitienne) n’est pas si lointaine ! Des personnes simples, généreuses qui aiment leur ile à la fois farouche et verdoyante ! On offre juste notre temps et notre intérêt, et on reçoit au centuple. On achète quelques fruits et légumes, mais on se fait les jours d’après (le temps de connaitre un peu mieux les habitants et que Lucas distribue à tue tête ses ‘hello, good morning’) submerger par des caisses entières de fruits de la passion, bananes, papayes ; en visite dans un jardin, on fait pleuvoir des avocats, on repart les bras chargés de citrons ; on se fait inviter ici pour un café, là un repas, ou une glace. Dimanche de Pâques, ô surprise, la famille de Cushana (une des petites filles) vient nous livrer au bateau un gros carton de cadeaux, plein d’œufs en chocolat –l’occasion pour nous d’organiser une chasse aux œufs le lendemain-  ½ kg de miel de leur jardin et tout un tas d’autres trucs à manger. Une très belle leçon d’hospitalité.


Les photos sont ici :