Après Moorea, direction Maupiti, « petite sœur » de Bora-Bora. La houle est faible et la passe étroite est ainsi praticable : on sait quand on entre mais on ne sait pas quand on pourra sortir… peu importe quand on a du temps. On est encore une fois saisi par la beauté du paysage qui associe ile montagneuse, camaieu de bleus et verts du lagon, motu plantés de palmiers et langue de sable qui, chance ! aménage le lieu en spot de kite parfait, dont nous sommes les seuls à troubler la quiétude.
Lucas tire ses premiers longs bords et demi tours en Kite, s'accrochant solidement aux cuisses de son papa.
Il est gentiment accueilli à l’école – pas besoin de savoir son nom de famille, mais le directeur prend notre numéro de téléphone en guise de formalité.
On sympathise avec la famille de Vainui, et on retrouve l’agréable lot du voyageur choyé par les iliens : croulant sous les fruits, on en mange 10 par jour pour ne pas en perdre… nos hôtes n’oublient ni les féculents (fruit à pain du coin de la rue, patate douce et manioc du jardin) ni les protéines : « voilà du poisson » –ils nous en donnent pour un repas de Polynésien qui correspond à 3 repas d’Occidental-, « et revenez en demander quand vous voulez, y’en a plein le congèl ».
On a le plaisir d’accueillir d’Hélène, venue depuis la Réunion, pour 3 semaines. Comme la passe de Maupiti va se refermer à cause du ma’aramu (fort vent de Sud Est), le programme est chargé : en 4 jours, tour de l’ile à vélo, grimpe au sommet, kayak/paddle jusqu’au hoa pour exploration sous marine, ma’a tahiti (foule de mets cuits à l’étouffée dans un four polynésien creusé dans le sable), nage avec les raies manta, invitation à déjeuner chez Vainui. Une occasion très gourmande de goûter le poisson cru comme les locaux l’adorent, en sauce sashimi, au lait de coco et à la chinoise (aigre doux). Bon, dommage car on prend la mer dans la foulée, et l’estomac d’Hélène y renvoie assez rapidement le poisson ! c’est néanmoins la seule fois du séjour, notre matelot de passage a bien tenu le coup par la suite.
La croisière continue à Raiatea et Tahaa malgré le vent qui restreint les possibilités de mouillage, déjà pas facile car il y a beaucoup de fond (20m). On check la visite d’une ferme perlière, le splendide jardin de corail de Tau tau, du kite au motu Céran et l’incontournable marae Taputapuatea, ancien site sacré où se rassemblaient les ancêtres venus des confins du triangle polynésien, d’Hawaii à Aotearoa (Nouvelle-Zélande) et Rapa Nui (Ile de Pâques).
Peu de gens déclineraient un petit séjour à Bora, mais nous choisissons de snober la Princesse des iles sous le vent. On rallie plutôt Huahine, dont la beauté et la tranquillité nous ravissent. On y change d’équipage : à très bientôt pour le récit des aventures à 8 sur Vanille ! Et des photos quand on aura une connexion digne de ce nom. Il y a un album heiva tout de même nb (à Tahiti) dans l'onglet correspondant.

