Le canal de Panama est derrière nous, ça c’est fait et bien
fait ! Le principe : une petite série de 3 écluses montantes, un
grand lac d’eau douce, le lac Gatun où nous avons dormi une nuit, puis un canal
nommé Gaillard Cut qui représentent environ 30 milles à faire au moteur,
ensuite 3 écluses descendantes, et voilà le travail ! Nous avons passé les
écluses avec devant ou derrière, un gentil copain cargo immense, et en
configuration « radeau » : 3 voiliers attachés côte à côte, en
l’occurrence un monocoque au milieu, nous à son bâbord et un autre cata à
tribord. Chacun a un « advisor » à son bord, ils dirigent les manœuvres en indiquant aux capitaines respectifs s’il faut accélérer, ralentir, en marche avant ou arrière et sur quel moteur (5 au total puisque les cata en ont 2). Très pros, rien à redire ! Seulement un mini coup de stress pour se mettre dans l’ambiance, car avant même que d’arriver à la 1ère écluse, la pompe de cale moteur bâbord s’enclenche automatiquement, avec l’alarme sonore qui va avec (très utile au demeurant, car ça nous prévient tout de suite qu’il y a de l’eau dans les fonds, et dans quel compartiment).
Les quelques jours suivants sont remarquables d’efficacité,
toujours épaulés par Plume pour les derniers préparatifs et courses
d’avitaillement avant notre départ du continent, et nos adieux à la
civilisation. Youpi, on ne va plus voir un seul supermarché avant des mois et
des mois ! On s’octroie le loisir d’aller visiter le vieux Panama, le
quartier du Casco Viejo, sans oublier de se régaler au passage de ceviche
(poisson cru à la mode latino), patacon et yuca (banane plantain et manioc
frits) au marché au poisson.
Razzia également au mercado de abascos où on
achète des tonnes de fruits et légumes extra frais. 4 pastèques et autant
d’ananas, 6 gros avocats tropicaux, une dizaine de pamplemousses, des kilos de
fruits de la passion, le plein de tomates vertes (pour les tenir le plus
longtemps possible), des concombres, ½ kg de coriandre, etc etc. Le 22 Février,
Plume prend l’avion, nous une dernière glace, on range le vélo du puce sprayé
au WD40 (pour ralentir le processus de rouille) dans la pointe avant, le paddle
dans la cabine arrière désormais vacante : on peut estimer le bateau
rangé, on appareille donc le 23 pour les Perlas !
Razzia également au mercado de abascos où on
achète des tonnes de fruits et légumes extra frais. 4 pastèques et autant
d’ananas, 6 gros avocats tropicaux, une dizaine de pamplemousses, des kilos de
fruits de la passion, le plein de tomates vertes (pour les tenir le plus
longtemps possible), des concombres, ½ kg de coriandre, etc etc. Le 22 Février,
Plume prend l’avion, nous une dernière glace, on range le vélo du puce sprayé
au WD40 (pour ralentir le processus de rouille) dans la pointe avant, le paddle
dans la cabine arrière désormais vacante : on peut estimer le bateau
rangé, on appareille donc le 23 pour les Perlas !
Cet archipel est à une journée de nav de Panama (35 milles),
mais qui peut devenir longue s’il n’y a pas de vent ! Or la météo annonce
très peu d’air, ainsi levons-nous l’ancre aux aurores, moteur au minimum pour
gagner le large. On garde précieusement notre gasoil car y’aura pas de station
essence avant les Galapagos ou la Polynésie. Une fois dehors, il y a…3,5 nœuds
de vent apparent qui vient de l’arrière, soit vraiment pas grand-chose, allez
on s’envoie pour le spi ? Mais oui, ça tient, moyennant des réglages qui
maintiennent alerte le capitaine. On est plein vent arrière et pour bien faire
il faudrait un spi symétrique, mais le nôtre est asymétrique ; au final le
gréer reste plus facile que sur un monocoque car pas besoin d’installer de
tangon (espar ou espèce de poteau si on préfère).
On se déplace à +/- 3 nœuds, glissant sans bouger et sans un bruit sur l’eau tantôt légèrement ridée, tantôt glacis. Vanille est comme hors du temps, on serait presque tenté de chuchoter pour ne pas troubler ces moments suspendus, nos joues attentives frémissent au moindre souffle qui les caresse. Une raie croise à faible distance du bateau ; le ciel pur est constamment visité par les vols des oiseaux de mer rangés en file indienne, ou en formation majestueuse ; de longues et surprenantes trainées rouges strient la mer, ce sont des courants chargés de krill (les crevettes dont raffolent certains cétacés) ; tiens d’ailleurs, voici une baleine qui nous gratifie de son passage. Il ne manquerait plus qu’un poisson morde à l’une des deux traines que nous laissons filer derrière nous… bredouilles, mais on compte bien se rattraper aux Perlas. La brise se renforce un peu et on maintient gaiement notre belle voile colorée jusqu’à destination. Ah, la belle vie qui commence ! (ou du moins, qui se poursuit !).
Les photos vous attendent sur l'album correspondant :)
On se déplace à +/- 3 nœuds, glissant sans bouger et sans un bruit sur l’eau tantôt légèrement ridée, tantôt glacis. Vanille est comme hors du temps, on serait presque tenté de chuchoter pour ne pas troubler ces moments suspendus, nos joues attentives frémissent au moindre souffle qui les caresse. Une raie croise à faible distance du bateau ; le ciel pur est constamment visité par les vols des oiseaux de mer rangés en file indienne, ou en formation majestueuse ; de longues et surprenantes trainées rouges strient la mer, ce sont des courants chargés de krill (les crevettes dont raffolent certains cétacés) ; tiens d’ailleurs, voici une baleine qui nous gratifie de son passage. Il ne manquerait plus qu’un poisson morde à l’une des deux traines que nous laissons filer derrière nous… bredouilles, mais on compte bien se rattraper aux Perlas. La brise se renforce un peu et on maintient gaiement notre belle voile colorée jusqu’à destination. Ah, la belle vie qui commence ! (ou du moins, qui se poursuit !).
Les photos vous attendent sur l'album correspondant :)




