Adieu l’hiver des Gambier, ça fait du bien de voir le
thermomètre remonter en même temps que nos degrés de latitude. La mer redevient
baignable (28°), surtout que les eaux sont limpides et la vie sous-marine riche
à foison. On passe 2 semaines entre les atolls de Makemo, Tahanea (inhabité, il
y a juste un « gardien » y séjournant quelques mois par an) et le sud
de Fakarava.

Au programme des loisirs : du kite sur des plans d’eau
bien flat ourlés d’une langue de sable rose, et du snorkelling dans les passes
à l’étale / début de marée entrante. On se positionne en annexe à la sortie de
l’atoll, on enfile palmes et masques et on saute à l’eau, puis on se laisse
dériver avec le courant qui nous fait rentrer. Sensation d’apesanteur, comme si
nous étions allongés sur un tapis volant transparent, et nous regardons le
paysage défiler sous nos yeux. Parterre de coraux branchus ou en parasol, alvéolés,
festonnés, encroûtants, ramifiés, formant des massifs en boule ou en galettes...
Et tels des abeilles allant de fleur en fleur, les poissons rayés, à pois,
bariolés, butinent dans cette architecture calcaire multicolore. Dominant la
scène, de gros mérous aux dents acérées, un gros napoléon solitaire, ou les
requins qui rôdent. A Fakarava Sud, la passe est réputée pour son
« mur » de requins gris (cf VIDEO de la plongée bouteille qu’on avait
faite il y a 7 ans -lien du blog ici ). En PMT, le décompte passe de « tu as vu y’a 4-5 requins ! »
en début de plongée à un bilan de 70 environ.

Au programme culinaire, objectif s’approvisionner en
protéines locales ! Et comme nous déjeunons presque tous les jours soit
sur Balanec soit sur Vanille il faut trouver de quoi satisfaire l’appétit de 7
estomacs. Ca commence bien avec la belle bonite que Balanec pêche lors de la
traversée Gambier-Tuamotu. Au sortir d’une session kite, un gros poulpe à l’air
un peu perdu vient gentiment se présenter aux pieds de Jean Marie, dans le
sable, qui le prend simplement par la tête et le met dans son annexe. Puis dans
sa cocotte, après un petit atelier pour battre le poulpe au marteau et le
découper en rondelles.
Les habitants de Makemo Est, dans le repaire de tonton
Hubert, nous offrent du crabe de cocotier, qui est en fait un énorme bernard l’ermite
à la chair savoureuse et comme « déjà » cuite au lait de coco. Les
gars se font même emmener à la chasse au crabe : il faut disposer des
pièges (quoi donc ? de la noix de coco bien sûr) dans la brousse à la
tombée du jour, et revenir guetter puis attraper les gourmands cuirassés sans
se faire pincer !
Enfin à Tahanea, Henri qui est tout seul sur son motu, s’improvise
guide pour aller débusquer les langoustes la nuit à la frontale sur le platier
de corail.
Il est alors temps de faire cap sur Tahiti, où nous
attendent les fêtes du Heiva. En chemin, ça mord enfin : une bonite et
surtout un thon jaune, parfait pour en faire profiter les copains qu’on
retrouve à terre.
Avec le retour à la civilisation, vous avez droit à 2 albums
photos ! Merci à Balanec pour le 1er sur Makemo, le 2ème
balaie l’ensemble des 3 atolls.