vendredi 11 janvier 2019

Amanu... souvenir marquant !

Nous arrivons à Amanu pour les 3 derniers jours d’école de l’année civile.
La bonne fenêtre météo fait que le nombre de bateaux dans l’atoll passe de 0 à 6 dans la même journée. On fait plus ample connaissance avec Pizza et Eurêka, les bateaux d’Aline et Adrien. Ils sont jeunes mari et femme, lui moniteur de kite et elle pro d’apnée et de pêche sous marine (de pêche en général, en fait). Elle a chopé en route 2 thons rouges (yellow fin tuna) dont ils nous font généreusement profiter : un régal.

En route pour le casse pipe !
Je profite d’avoir un pro sous la main pour essayer le surf sur la jolie vague à l’extérieur de la passe avec notre paddle. Malgré les conseils, c’est dur de manœuvrer debout avec cette grosse planche, et de se trouver au bon moment au bon endroit – ou alors, c’est gros et ça fait trop peur. Bien entendu je ne prends pas de vague, sauf une en bodyboard que j’échange contre le paddle un moment. Quel que soit le support, je passe plusieurs fois en mode machine à laver / essorage 1000 tours, mais le corail est profond et je m’en sors bien avec un bon rinçage de sinus. Ca me suffit, je vais demander à Adrien comment faire pour rentrer : en effet le courant sort de l’atoll et on est à l’extérieur. Il faut se rapprocher du bord, aller à pied jusqu’au côté intérieur de l’atoll et traverser la passe comme on peut en diagonale pour rejoindre l’autre rive. Ok on va bien voir…

Ces explications ont lieu au pic, l’endroit où les vagues sont les plus grosses, et une série nous arrive sur la figure. On se fait rouler une fois ; Adrien a une mini planche et parvient à s’extirper. J’ai une planche beaucoup plus volumineuse et me fais embarquer comme un fétu de paille, 2 fois, 3 fois. En ressortant enfin la tête de l’eau pour tousser et aspirer goulument de l’air je pense « quelle chance, je n’ai pas touché le corail ». Mais ce répit dure 1 seconde et cette fois c’est la bonne : la vague s’écrase sur moi, un torrent mousseux m’emporte et finit par me plaquer violemment de côté… sur le corail évidemment. Maintenant j’ai pied (ouf, j’ai des chaussons !) et je veux juste rejoindre le bord le plus vite possible car même si les vagues sont cassées par le récif, elles m’atteignent toujours et je titube parmi les patates. Cerise sur le gâteau, mon leash se coince dans l’une d’entre elles, tant pis je le détache de ma cheville et je sors de l’eau. A ce moment Patrick un surfeur local me voit, va chercher ma planche (merci !), et, chance, il a appelé un bateau pour venir le chercher et traverser la passe. Sauvée. Je regarde d’un peu plus près ma jambe : elle est repeinte en rouge, sanguinolente. Patrick me dit: « Frotte avec de l’eau de mer ! Ah, le corail doit être content, il a bien mangé ! - Qu’est ce qu’il faut faire ? – Frotte avec du citron, fort, ça doit devenir blanc ».

La blessure de guerre 3j après
Je m’exécute sitôt arrivée au bateau : on a entendu trop d’histoires de corail qui continue à pousser sous la peau, je fais confiance aux conseils des locaux. Mais c’est tellement atroce que je n’arrive qu’à me tamponner la jambe avec mon demi citron en poussant de petits cris, et non à frotter énergiquement comme recommandé… Bon, un peu de sucre dans le sang et quelques minutes plus tard, le pire est passé. 2 semaines de cicatrisation, privée de baignade, un épisode "jambe de bois" comme dit Lucas (à cause du méga hématome) qui laissera un souvenir d’Amanu ! On reste néanmoins de petits joueurs quand on pense aux surfeurs de la Réunion revenant de leur session avec des oursins crayons (qui ont donc des épines de la taille d’un crayon) plantés dans les genoux ou le dos…
Fête de fin d'année pour les petits

On vous souhaite de tout cœur une bonne et belle année. Merci aux envoyeurs assidus de textos sur l'iridium, et pour les messages FB !

2 commentaires:

  1. Bonne année les amis, et merci encore de nous faire voyager, c est le top , des paysages a couper le souffle, et vous êtes tjs aussi agréable à lire merci Lili :)

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  2. Bananée les amis !!
    Ouche ! L hématome 3 jours après en dit long sur la douleur le jour J !! Bon rétablissement et gros bisous de nous 4 ! Daphné

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