mercredi 25 juillet 2018

Interlude aux Tuamotu


Adieu l’hiver des Gambier, ça fait du bien de voir le thermomètre remonter en même temps que nos degrés de latitude. La mer redevient baignable (28°), surtout que les eaux sont limpides et la vie sous-marine riche à foison. On passe 2 semaines entre les atolls de Makemo, Tahanea (inhabité, il y a juste un « gardien » y séjournant quelques mois par an) et le sud de Fakarava.

Au programme des loisirs : du kite sur des plans d’eau bien flat ourlés d’une langue de sable rose, et du snorkelling dans les passes à l’étale / début de marée entrante. On se positionne en annexe à la sortie de l’atoll, on enfile palmes et masques et on saute à l’eau, puis on se laisse dériver avec le courant qui nous fait rentrer. Sensation d’apesanteur, comme si nous étions allongés sur un tapis volant transparent, et nous regardons le paysage défiler sous nos yeux. Parterre de coraux branchus ou en parasol, alvéolés, festonnés, encroûtants, ramifiés, formant des massifs en boule ou en galettes... Et tels des abeilles allant de fleur en fleur, les poissons rayés, à pois, bariolés, butinent dans cette architecture calcaire multicolore. Dominant la scène, de gros mérous aux dents acérées, un gros napoléon solitaire, ou les requins qui rôdent. A Fakarava Sud, la passe est réputée pour son « mur » de requins gris (cf VIDEO de la plongée bouteille qu’on avait faite il y a 7 ans -lien du blog ici ). En PMT, le décompte passe de « tu as vu y’a 4-5 requins ! » en début de plongée à un bilan de 70 environ.

Au programme culinaire, objectif s’approvisionner en protéines locales ! Et comme nous déjeunons presque tous les jours soit sur Balanec soit sur Vanille il faut trouver de quoi satisfaire l’appétit de 7 estomacs. Ca commence bien avec la belle bonite que Balanec pêche lors de la traversée Gambier-Tuamotu. Au sortir d’une session kite, un gros poulpe à l’air un peu perdu vient gentiment se présenter aux pieds de Jean Marie, dans le sable, qui le prend simplement par la tête et le met dans son annexe. Puis dans sa cocotte, après un petit atelier pour battre le poulpe au marteau et le découper en rondelles.
Les habitants de Makemo Est, dans le repaire de tonton Hubert, nous offrent du crabe de cocotier, qui est en fait un énorme bernard l’ermite à la chair savoureuse et comme « déjà » cuite au lait de coco. Les gars se font même emmener à la chasse au crabe : il faut disposer des pièges (quoi donc ? de la noix de coco bien sûr) dans la brousse à la tombée du jour, et revenir guetter puis attraper les gourmands cuirassés sans se faire pincer !
Enfin à Tahanea, Henri qui est tout seul sur son motu, s’improvise guide pour aller débusquer les langoustes la nuit à la frontale sur le platier de corail.

Il est alors temps de faire cap sur Tahiti, où nous attendent les fêtes du Heiva. En chemin, ça mord enfin : une bonite et surtout un thon jaune, parfait pour en faire profiter les copains qu’on retrouve à terre.

Avec le retour à la civilisation, vous avez droit à 2 albums photos ! Merci à Balanec pour le 1er sur Makemo, le 2ème balaie l’ensemble des 3 atolls.

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